La chute des cheveux chez la femme
La chute des cheveux chez la femme

Les femmes vivent très mal la chute de leurs cheveux. Les causes en sont variées, avec des symptômes plus ou moins durables et localisés. Il existe heureusement des traitements efficaces dans la plupart des cas.

Cause de la chute des cheveux chez les femmes

On en parle peu, mais près de 70 % des femmes sont concernées par les chutes de cheveux. En effet, le métabolisme des femmes est soumis au cours de la vie à de très grandes variations hormonales. Les grossesses et la ménopause, mais aussi le stress, les carences alimentaires ou la contraception font fluctuer les taux d’hormones. Or, les hormones jouent un rôle considérable dans la chute des cheveux, ainsi que dans leur repousse. Pas étonnant, donc, que les femmes soient autant sujettes à l’alopécie, ou chute des cheveux.

L’alopécie androgénétique, principale cause de chute de cheveux

Les androgènes, surnommées « hormones mâles », sont les principales responsables de la chute des cheveux (80 % des cas). Ces hormones, sécrétées chez la femme par les ovaires et les glandes surrénales, peuvent devenir toxiques pour le bulbe des cheveux. En effet, les hormones androgènes provoquent un excès de sébum qui va finir par étouffer le bulbe. Celui-ci sera fragilisé et tombera plus facilement. De plus, la microcirculation du cuir chevelu est affaiblie et les fibres constituant le cheveu altérées. Les nouveaux cheveux seront de plus en plus fins et tomberont plus vite. L’éclaircissement de la chevelure se fera progressivement, mais sera durable. L’alopécie androgénique est déclenchée par un excès d’hormones androgènes ou par une réceptivité excessive à ces hormones.

Les chutes de cheveux passagères et diffuses

Dans certains cas, les hormones androgènes peuvent ne provoquer qu’une chute passagère. La chute de cheveux est alors le symptôme d’une fluctuation dans le taux d’androgènes. Dès que le taux est à nouveau stabilisé, la perte de cheveux s’arrête. Les femmes traversent naturellement trois grandes phases de variations hormonales : puberté, grossesses et ménopause. Il est donc très fréquent de connaître un épisode d’alopécie passagère pendant ces périodes. D’autres facteurs font varier les hormones androgènes de façon ponctuelle : l’arrivée du printemps et de l’automne, les fortes fièvres, les arrêts de pilules, les chocs affectifs, les chirurgies et anesthésies… Ces chutes de cheveux peuvent être impressionnantes : jusqu’à 50 % de la chevelure. Par contre, elles ne durent jamais plus de 4 mois.

Les chutes de cheveux localisées

Les chutes de cheveux localisées peuvent avoir d’innombrables causes. Elles peuvent être provoquées par un champignon. Il peut aussi s’agir d’une maladie auto-immune, comme la pelade en plaques, dans laquelle le système immunitaire attaque le bulbe du cheveu. Certaines alopécies localisées sont dues à une traction des cheveux excessive (extensions, tresses africaines, trichotillomanie…). Les excroissances de la peau, par exemple à cause d’une tumeur, peuvent aussi faire tomber les cheveux.

Les traitements contre la chute des cheveux chez la femme

Pour être efficaces, les traitements doivent s’attaquer à la cause de la chute. Ce n’est donc pas la peine de se ruer sur les shampooings et autres potions miracles… Seul un dermatologue peut établir un diagnostic et mettre en place un traitement adapté. Il peut s’agir de compléments alimentaires pour compenser une carence, de remplacer un médicament qui dérègle le système hormonal, du traitement d’une affection du cuir chevelu, d’une restauration capillaire, d’un traitement à base d’anti-androgènes… Cependant, il faut savoir que certaines formes de chute de cheveux sont plus difficiles à traiter que d’autres.

Le saviez-vous ?

Les colorations, défrisages et permanentes abîment considérablement la qualité du cheveu. Ils peuvent faciliter une perte de cheveux.

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